Réalité

Réalité
Je pardonne Tout, mais je n'oublie Rien.
Jamais.

Leiche

Pix : Jeanne et moi, à la Chimère.
Listening to : The Rabble ---> Sick & Tired

# Posté le mardi 21 avril 2009 17:51

Reflexions IV (qui n'ont pas la prétention d'être philosophiques)

Reflexions IV (qui n'ont pas la prétention d'être philosophiques)
Quand les souvenirs soudain t'envahissent, t'obsèdent et te déchirent, il est si dur un instant de croire pouvoir s'en débarasser. Des parcelles de ta vie soudain te flashent, comme un grand coup d'éclair dans la gueule.
Des choses qui font du mal, des choses qui font du bien.
Ca tord le coeur, ça dissèque l'âme.
Comme une opération à vif sur ton encéphale.
Ca te bouffe de l'intérieur.

Et d'un coup, tout s'efface, aussi vite que c'est venu.
Mais tu gardes toujours en toi, au fond de toi, la flamme légère et vacillante et ce souffle fragile qui peut la ranimer à tout moment.

[Mon corps est une cage dans laquelle est enfermé un papillon enneigé.]

Je suis toujours et je resterai la Violence du Silence.

Leiche

Pix : Moi, Galerie Cheeky
Listening to : Streelight Manifesto ---> A Moment Of Silence.

# Posté le mardi 21 avril 2009 17:46

Lille, la ville de tous les Rêves...

Lille, la ville de tous les Rêves...
Des vacances et des souvenirs parmi les plus merveilleux...
Mercredi 7 Avril ---> Mercredi 14 Avril



Mercredi :

Après une matinée mouvementée et ponctuée par une génialissime dissert' de philo en 4h, je prends la route d'Aire-sur-Adour pour rejoindre ma Couille. Une fois arrivée à bon port, petite soirée tous les deux, avec les potos d'Aire, à savoir François, Peyox, Mathieu et James et puis hop hop hop, dodo, car demain la journée sera longue.



Jeudi :

Après une nuit pas très mouvementée, et une préparation psychologique accompagnée de beaucoup de café, direction le Lycée d'Aire où se profile au lieu le concert qui commencera à midi. Au programme, des élèves et autres professeurs de l'établissement jouant en groupe ou en solo. Pour le grand final, qu'a-t-on alors prévu ? Rejects, évidemment. Que serait cette chère ville (pas du tout perdue) sans nos fiers petits keupons au talent démesuré et à la seule et unique groupie-photographe-styliste-parolière..... et accessoirement furet du monde ? Quoiqu'il en soit, un joli coup d'essai pour le groupe qui vient tout juste de se reconstituer de manière assez étonnante. Bah oui, le chanteur a disparu pour laisser place au bassiste-chanteur, les paroles de l'avant ont bien changées et en plus de ça...une petite violoniste est venue s'ajouter à la team.
Personnellement, en grande amatrice de punk celtique, irish punk et compagnie, je ne peux que saluer la présence féminine du groupe, qui ajoute un nouveau souffle festif aux chansons.
Bref, parlons peu, mais parlons bien. Hormis le fait que, parmi les bons 200-300 élèves présents dans la salle, on s'est retrouvé comme 3 couillons à pogotter devant les blagues vaseuses de Fly, c'était pas mal du tout pour la première représentation du renouveau du début de la fin (je vois pas tellement comment le définir autrement).
Bref, après avoir bien rigolé avec les coupains, il est grand temps pour nous de remballer vite fait bien fait le matos et de partir sur la longue route qui mène à Lille aux environs de 16h.



Vendredi :

Que serait un voyage en voiture avec Fly sans quelques égarements dans les patelins les plus paumés et les plus mal indiqués de France ? Résultat, après 11 bonnes heures de route, la claque, ras-le-cul, perdu à "Mont l'évèque" (bah ouais un bled comme ça, ça marque et ça traumatise), après s'être bien foutu de la gueule des routiers à tendance turluttéenne façon "Loikaemie", avoir entendu jacasser les deux pervenches à l'arrière pendant des heures et avoir causé la langue de feu pendant une bonne partie de la nuit, il est grand temps pour nous de se faire une petite halte. Seulement voila, à 4 gonz' dans la voiture, à savoir Fly, Boucher, Peyox et Moi, impossible de dormir. Considérons donc cette escale comme une simple pause afin de repartir de plus belle et d'arriver sur Lille aux alentours de 11h.
A peine arrivés, ni une, ni deux, voilà Jeanne qui nous rejoint. Après 10 mois d'absence, je me dois d'admettre que ça se saute dessus, ça se caline et ça piapiapiapiapia-mimimimimi dans tous les sens. Petite halte au bar, 2 tournées, et on repart de plus belle. On pose nos affaires, on se douche, ou pas, on tente plus ou moins de se réveiller, mission bières et voilà que déjà nos amis belges nous rejoignent. Je fais alors l'agréable rencontre de Raph et Bouly, deux jeunes hommes à l'humour et à l'accent fort prononcés mais qui ne manquent pas de nous faire rire.

Bien sur, que seraient les "ponks" sans l'habituel relooking qui dure 3h ? Oui, oui, vous savez bien : le levage de crètes, le changement de fringues, la préparation, tout ça...Et bien, malheureusement ce petit contre-temps digne des meilleures fashion victims de la région nous vaudra un léger retard au concert d'Unseen. Résultat : Bah, on a quasiment loupé tout No Flag !!!!
Et merde, la haine quoi ! Fly et moi on aime tellement le hardcore que ça picote encore la sodomie....
Mais bon, l'essentiel, c'est qu'on est à Dunkerque et que bientôt, apparaitra devant nous le merveilleux, le magnifique (il a une sale gueule, un gros cul et c'est un poseur) Mark Unchybre !!! Sisi, le chanteur des Unchybres, j'vous jure !
Alors voila, on se prend une bonne claque, on chante tous en choeur, on pogotte, on s'éclate... Très bon concert, même si on notera que Môsieur Unchybre se la pète à mort et est pas très partageur avec son public.
En somme, quand Fly essaye de lui parler, il se fait envoyé chier, et moi, avec mon décolleté, non seulement j'ai le droit à une super discussion en anglais avec le Grand Môsieur Aux Chevilles Enoooooormes (comme ma bite) du Street Punk, mais en plus il m'offre un badge...Ahahahah, comme quoi ça sert d'avoir des nichons !
Un grand merci aussi à Fred de Photorock, pour avoir pris nos sales gueules en photo et avoir présenté Unseen avec pour premier cliché celui de nos deux culs à moi et Jeanne.

Enfin bon, l'essentiel n'étant tant pas dans le concert (bah ouais quoi, j'dirai que Raph bourré c'est pas cool, Peyox qui se fait agresser par les psychos et les skins c'est pas cool, et Mark Unchybre pas beau c'est pas cool) mais dans ce qui suit : AFTEEEEEEEEEER !
On retourne donc aux sources, accompagnés de Vince, Clothide, Félicien, Jeanne, Boucher, Peyox, Bouly, Raph,....Bref toute la crème du coin, histoire de se mettre sévèrement la race pour féter ces instants magiques.



Samedi :

Bah réveil difficile, j'arrive à peine à lever les cils quoi. On est tous dans un état proche de l'Ohio, mais ce n'est que le début de notre fou périple.
On attend tous impatiemment l'arrivée du Parigot (tête de veau), Francky, qui est SUPER en retard, mais bon on lui en veut pas trop. L'ambiance est toujours à la rigolade, à la connerie. Ca parle de Schtroumpf, ça boit, ça pue, ça rote, ça dit de la merde, ça ressemble à rien mais ça le vit bien ! Alors quoi, on va pas se laisser mourir entassés dans une maison ?! Bah non voyons, les ptits jeunes ! Lille n'est pas Pau, Lille ça bouge, Lille ca roxx et du coup, bah direction le bar des habitués : La Chimère, pour un ptit concert.
Et le concert c'est quoi ? Bah euh, des mecs qui servent à rien : Hors Service (ahahahahah) et des Légumes Oranges : Les Carottes Rapées (ahahahah et d'ailleurs les poils sur le torse du chanteur c'est pas des rajouts les mecs, chuis trop fan quoi.) Bon bah c'est bien beau tout ça, mais on va picoler hein, on a trop sué, il faut s'hydrater. Et on boit quoi ? WESTCOAST ! C'est what ? Bière + Calvados + Sirop Citron. Et on dit quoi ? CA CLAQUE LA CHATTE !
Ca fait pleins de photos débiles, ça piapiapiapia, ça picole, etc...
Je vous laisse imaginer l'état. Comme dirait l'autre : "on est rentrés en glissant sur notre vomi !"



Dimanche :

Et c'est dimanche que ça commence à se dispatcher. Bah ouais, merci les mecs, on a choppé une crève de l'espace, genre l'angine intersidéral qui te fait cracher tes poumons dès que tu as le malheur d'oser respirer.
Seulement voilà, le concert de ce soir-là, on l'attend depuis un bail. Crustcore : Hiatus, Sedition, Silence Means Death et Vision Of War. Seulement une reformation pour quelques concerts, c'est du lourd, c'est du mythique. Seulement voilà, le ptit Furet là, il a une putain de barre à mine dans le crane qui veut pas la lâcher et une fatigue qui prend de plus en plus d'ampleur. Alors en bonne joueuse, j'me dis, "c'est pas grave, quelqu'un prend ma place et ma résa." Mais voila, le problème c'est qu'on est vraiment beaucoup à la maison, qu'on a qu'une seule voiture et qu'en plus de ça, le concert est sencé être Sold Out. Alors à 5min du départ, ça commence à s'exciter dans tous les sens pour savoir qui ira, qui ira pas, qui fera quoi. Bah résultat, je reste à la maison avec Bouly (avec qui on parlemente), Raph (qui sur un coup de tête se rase la tête) et Franck (qui pour pas changer, dort).
Et au retour de nos amis, bah pour pas changer...on se murge encore une fois.



Lundi :

Bon là, journée cool. On glandouille et tout. Et en fin d'aprem, Clo nous rejoint et me dit qu'elle va seule au concert de la malterie. Alors ni une, ni deux, Fly et moi on se propose de l'accompagner. Le truc c'est que bon, elles sont bien mignonnes les nanas à l'entrée mais bon 7¤ + 2¤ d'adhésion quand on vit à 1000 bornes de Lille c'est un peu du foutage de gueule. Surtout qu'à leur façon de parler, un "je suce pour 3¤ de plus" n'aurait pas été de trop. On rentre donc dans la salle, ruinés et légèrement énervés. A la Malterie, le public est bourgeois et nain vu la hauteur des plafonds. Le premier groupe, je n'ai vraiment mais alors vraiment pas envie d'en parler tellement ils se la pétaient et ne valaient rien malgrè quelques petits sursauts Stoner qui ont eveillés en nous un faible espoir.
Mais bon après on se tappe du ptit Hardcore lillois bien sympa, Fast Motion et c'est bien rigolo. Le chanteur a la méga patate, motive les troupes et ça commence déjà à faire les cons devant la "scène".
Et là "ouaaaaaaaah" tous les coupains qui débarquent et c'est la débandade.
Mais ce n'est que le début, car vient Agent Orange, putain de groupe de Surf punk devant lequel on ne peut que délirer, faire les cons, danser ou encore lancer un ultime "Henry Death".
Bref, gros délire, et enfin, tout le monde est rassemblé pour le meilleur et pour le pire (surtout). Ensuite, mission Night Shop, Binouzes et gogo pour l'ultime murge avant le retour.



Mardi :

On profite de la dernière journée avec les coupains, on joue au badmington dans la rue ou dans l'jardin, on fait des blagues vaseuses, on commence à s'organiser pour le Force Attack. Mais bien vite arrive l'heure des au revoirs et franchement, on s'en serait bien passé. C'est vrai quoi, on était pas bien là, vous, moi et ma bite ? Tous rassemblés sur Lille ? Bref, les belges et le parisien nous quittent, mais ce n'est que pour mieux se retrouver au plus vite, pour de nouvelles aventures.
Un dernier petit coup de balai, les dernières vérifications et hop nous voila repartis pour Pau.



Mercredi :

Premier arrêt, Aire-sur-Adour, on y dépose Peyox et Boucher qui devra ensuite rentrer sur Auch. Ca fait mal les coupains de les laisser sur le bord de la route et de savoir qu'on sera plus ensemble comme ça, avant un long moment. On repart Jeanne, Fly et moi pour Pau, Fly nous dépose et s'en va aussitôt. J'ai mal au coeur les mecs.



Résumé : Rythme de vie espagnole, des concerts excellents, de nouveaux amis, de belles retrouvailles, de nouvelles découvertes, un nouveau souffle qui fait du bien et qui nous a permis pendant un temps à tous d'oublier nos soucis, les conflits et tout ce qui n'allait pas et de juste se laisser aller et s'amuser.
Si c'était à refaire, ce serait sans hésitation.
Merci encore à vous tous pour ces petits moments de bonheur.



Leiche


Listening To : Gasolheads ---> Sunday Morning
Pix : Fly et moi, à la Chimère.

Toutes les photos sont disponibles sur Myspace dans la galerie "Lille avril 2009".
Celles du concert de No Flag et d'Unseen sont également sur Photorock.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 15:29

Modifié le lundi 20 avril 2009 13:29

Réflexions III (qui n'ont pas la prétention d'être philosophiques)

Réflexions III (qui n'ont pas la prétention d'être philosophiques)
Vivre sa vie au jour le jour. Ne plus penser au lendemain, ne voir qu'aujourd'hui.
Je hais les perspectives d'avenir. Ce n'est qu'un moyen de plus, chaque année, de m'inquiéter de ce que je vais devenir dans un futur proche. A quoi sert de se profiler pour les temps à venir quand on peut mourir à tout moment ? La vie ne tient qu'à un fil.
Vivre au jour le jour, ce n'est pas seulement se contenter d'aujourd'hui, c'est aussi et surtout vivre chaque instant comme si c'était le dernier et croquer dans la vie à pleines dents. Il faut savoir profiter de chaque sourire, de chaque rayon de soleil, de chaque goutte de pluie, de chaque personne que l'on croise sur notre route.
Chaque chose a son utilité et son importance.
Un sourire sur tes lèvres et les rayons du soleil dans tes yeux n'est pas un sourire sur tes lèvres et la pluie sur nous deux.
Je travaille mon observation et ma mémoire pour ne rien laisser au hasard, ne rien rater et ne rien oublier de ce qui se passe et qui m'entoure. Lorsqu'une personne s'éteint, lorsque quelqu'un s'en va, lorsqu'un instant se finit, je garde à l'esprit tous les moindres détails. Cependant, je ne vis pas dans le passé, c'est une perte de temps et de force inutile.
Les pierres du passé sont les fondations solides de la construction présente.
Ainsi "j'ai été, je suis et je serai" peut alors tenir simplement dans "j'existe".

Je mets tout mon enthousiasme, ma connaissance, ma culture et mon expérience au service de ceux qui m'entourent. Ils n'ont rien besoin de dire ou de faire car à eux seuls ils m'apportent bien plus de savoir que n'importe quel livre.
J'apprends avec l'autre, par l'autre et pour l'autre. Je me satisfait de constater que chaque jour je grandis un peu plus et que le chrysalide autour de moi disparait.
Je m'épanouis en découvrant l'humain et son fonctionnement.
Je ne trouverai pas la Solution, mais je saurai partager ma philosophie et mettre mes idées sur le papier, à la disposition et sous le regard de tous.

Leiche

Pix : Moi, Galerie Dita's Lipstick
Listening to : Jorane --> Stay

# Posté le mercredi 25 mars 2009 12:22

Réfléxions II (qui n'ont pas la prétention d'être philosophiques)

Réfléxions II (qui n'ont pas la prétention d'être philosophiques)
Il nous faut éradiquer de manière absolue tous les préjugés pour accéder à une véritable pensée. De ce fait, tout ce que l'on pense à première vue n'est pas pensé à proprement dit.
Une fois ce procédé de totale destruction accompli, nous découvrons que toutes les notions que l'on pensait connaître telles que l'amour, l'amitié, le bonheur, la liberté,....ne sont que de vulgaires fantasmes, reflets de notre orgueil.


Prenons l'amour par exemple, nous aurons toujours la prétention de croire que quelque part quelqu'un nous attend, quelqu'un qui comme le veut notre condition humaine, croit en ce que nous pourrions illégitimement appeler âme s½ur. Mais la recherche effrénée de cet être, nous conduit à la conclusion que, à tant vouloir obtenir quelqu'un qui nous ressemble en presque tous points et qui nous complète dans nos différences ne sera que notre reflet dans le miroir. Nous sommes et celui que nous aimons paraît être puisqu'il n'est que reflet, image et imitation de l'être existant.
L'amour n'est donc qu'une chimère, inventée pour flatter la vanité de l'homme et de son orgueil démesuré.
Quand on croit aimer autrui, ce n'est que l'image que nous avons créé en cet autre que nous adorons, le fruit donc de notre propre conception.
L'être aimé n'est qu'une réalisation artisanale de l'âme.

Prenons maintenant l'amitié. Les plus naïf penseront que tout un chacun qui y prétend peut être appelé "ami", que tout être qui le respecte, lui parle et partage un peu de sa personne avec l'autre est ami. Bien vite, on découvrira que l'ami n'est pas celui avec qui on a le plus de points communs, car comme l'amour, l'amitié façonne les êtres et rassemble ceux qui se ressemblent, mais bien celui qui sera toujours aux côtés de l'autre et qui saura l'accepter dans sa complétude, qualités comme défauts, joies comme malheurs. Mais si alors, l'amitié se définit ainsi, n'est-ce pas là qu'une chimère, de savoir que nous ne sommes pas seuls dans l'adversité ? L'amitié ce n'est pas un partage ou une équivalence. C'est un intérêt.
Si l'un s'occupe et s'attendrit de l'autre, c'est dans l'espoir que l'autre fasse de même.
De ce fait, l'amitié n'est ici encore qu'orgueil, recherche désespérée d'affection et d'amour de soi que l'on va une fois de plus acquérir dans l'autre.

Le bonheur alors est définit par la quiétude, par l'ataraxie. Mais si le bonheur est dans le repos, ne vaut-il pas mieux se contenter de sa quête qui se trouve dans le spleen, dans le chaos et l'agitation ? Car si le bonheur est dans l'ennui, alors autant mourir sur le champ.
On ne peut être heureux que si une passion nous déchire, car il n'y a qu'en étant malheureux que l'on peut se sentir heureux à nouveau lorsqu'enfin on se débarrasse de la douleur qui nous tue.
Tomber sept fois, se relever huit fois.
Car dans l'infini, la représentation de l'infini +1 nous amène à l'espoir.
Il n'y a qu'après une chute que l'on se raccroche et se redresse fièrement, la tête haute, empli de la satisfaction d'avoir accompli un acte démesuré.
Le bonheur est donc encore orgueil.

Enfin, la liberté, principe selon lequel, une fois débarrassé de toute contrainte, on se veut libre et donc accéder au bonheur. Le problème étant que l'absence de contrainte conduit à l'absence de plaisir et d'inquiétude et mène donc à l'ennui. Mais l'ennui n'est ni plus ni moins que le chemin vers la mort intellectuelle et physique.
L'homme libre n'est pas celui qui n'a plus de politique, de religion, de droits ou de devoirs ou encore de société.
L'homme libre n'est pas celui qui est capable de penser.
L'homme libre n'est pas non plus celui qui sort de prison morale ou physique.
L'homme libre c'est celui qui sait qu'il est enchainé à tout cela et qui tente comme un beau diable de s'en débarrasser.
L'homme libre est celui qui est, qui existe et qui a conscience, et surtout, celui qui a éradiqué définitivement l'orgueil de lui-même.

[J'ai un avis sur tout et je l'exprime à ma manière. Toute objection ou critique constructive est la bienvenue, j'accepte toutes les opinions, du moment qu'elles sont réfléchies et argumentées, et j'espère que parfois les miennes vous font vous remettre en question.]

- Je ne crois pas à l'amour. Je désire et je passionne.
- Les amis sont des êtres éphémères de passage dans ma vie. Ils sont là parfois pour quelques jours, parfois pour des années. Je ne les tiens pas pour amis mais pour "êtres chers à mon coeur" lorsqu'ils sont auprès de moi depuis longtemps, et je les appelle alors "confidents" en référence à l'article précédent sur la confiance.
- Le Bonheur avec un grand B pour moi ce n'est pas un état, mais une perpétuelle mouvance. Le bonheur ce sont des hauts et des bas. La vie n'est belle que dans ses imperfections.
- La liberté c'est ce qui me pousse un peu plus chaque jour à mettre en pratique chacune de mes pensées et à repousser toujours davantage la date de péremption de mes idées.


Je ne vous expose pas la Vérité, je ne tente pas de vous convertir. J'écris quelques une de mes réflexions personnelles.

[Je ne fais pas les choses qui sont les mieux. Je fais les choses parce que je pense qu'elles sont les mieux.]

Ma vie réside dans l'Art Fantôme.



Leiche

Pix : Moi, Galerie Dita's Lipstick.
Listening to : Quincy Punx --> Kamikaze

# Posté le mercredi 25 mars 2009 10:14